Nouveautés PEB 2026
Depuis le 1er septembre 2026, le certificat PEB des logements existants en Wallonie change en profondeur. Il n'indique plus seulement une lettre de A++ à G : il devient une feuille de route vers un logement décarboné.
Pourquoi cette réforme ?
Deux trajectoires convergent. Au niveau européen, la directive révisée sur la performance énergétique des bâtiments impose aux États membres un « passeport de rénovation » d'ici fin mai 2026. Au niveau wallon, la stratégie de rénovation à long terme vise un parc de logements tendant vers le label A d'ici 2050, avec un certificat enrichi d'un scénario de travaux et d'une estimation de leur coût. Le nouveau certificat, parfois appelé « PEB+ », concrétise ces deux objectifs pour chaque logement.
Un parcours de rénovation intégré
Chaque certificat établi après le 1er septembre 2026 comprend une feuille de route générée automatiquement. Elle identifie les travaux nécessaires pour viser un label A décarboné, les regroupe, les hiérarchise dans le temps et donne une estimation indicative des coûts.
L'objectif « label A décarboné » est atteint lorsque trois conditions sont réunies : un label A, une ventilation adéquate et plus aucune énergie fossile pour le chauffage ou l'eau chaude.
- L'enveloppe d'abord toiture, murs, planchers et vitrages, pour réduire les besoins avant d'optimiser les équipements.
- La ventilation et les systèmes renouvellement d'air maîtrisé et remplacement des générateurs fossiles par des solutions décarbonées, comme une pompe à chaleur.
- Le renouvelable production locale, notamment photovoltaïque, pour atteindre le label visé.
Un document repensé en cinq parties
- L'évaluation énergétique du bien
- Le parcours de rénovation
- Les explications sur les indicateurs clés
- Une annexe technique détaillée par paroi et par système
- Des explications sur l'objectif label A et sur les preuves utilisées
En première page, le logement affiche désormais un double label, avec et sans l'apport des panneaux photovoltaïques. Le pourcentage d'énergie renouvelable produite sur place et les émissions de CO₂ (totales et opérationnelles) sont aussi mis en avant.
Ce qui ne change pas
L'échelle des labels reste la même, de A++ à G, et la méthode de calcul aussi. Ce qui évolue, c'est surtout la présentation du certificat, les informations qui s'y ajoutent et les exigences sur les preuves.
Des exigences renforcées sur les preuves
Un atout du logement (isolation, châssis performant) ne peut plus être pris en compte sans preuve acceptable. Un constat visuel du certificateur, appuyé d'une photo, reste une preuve valable. La durée de conservation des preuves passe de 3 à 10 ans, et un dossier de preuves anonymisé peut être remis au propriétaire.
Mon certificat actuel reste-t-il valable ?
Oui. Tout certificat délivré avant le 1er septembre 2026 reste valable jusqu'à son expiration initiale, soit 10 ans après sa délivrance. Seules les nouvelles demandes encodées après cette date passent au nouveau format.
Appartements et copropriétés
Pour les logements avec installations collectives (chauffage, eau chaude ou photovoltaïque partagés) ou soumis aux règles de copropriété, le parcours se limite à l'enveloppe du logement. Il n'y a ni recommandation sur les équipements collectifs, ni estimation budgétaire, et l'atteinte du label A décarboné reste indéterminée. Une rénovation globale de l'immeuble, éventuellement précédée d'un audit logement, reste alors la meilleure piste. Le certificat l'explique dans un encadré dédié.
Nouveautés administratives
- Les coordonnées du propriétaire du bien figurent sur le certificat, et non plus celles du demandeur.
- La référence cadastrale (CAPAKEY ou identifiant de parcelle) est mentionnée ; elle se trouve gratuitement sur WalOnMap.
- Une représentation du volume protégé devient obligatoire, idéalement en image 3D.
- L'adresse des certificateurs indépendants (personnes physiques) n'apparaît plus.
Et pour mon annonce immobilière ?
Les informations PEB à afficher dans une annonce restent à reprendre sur la page de résultats du certificat : classe énergétique, consommations et numéro unique. Le détail se trouve dans l'article « Annonce immobilière : les mentions PEB obligatoires ».
Certificat PEB ou audit logement ?
Le certificat PEB reste une procédure standardisée : son parcours de rénovation est généré par logiciel à partir d'un nombre limité de constats lors d'une visite assez courte. Il informe un futur acquéreur ou locataire et donne une première estimation, utile mais générique.
L'audit logement est une étude détaillée et personnalisée, réalisée par un auditeur agréé lors d'une visite approfondie. Il tient compte des spécificités du bâtiment, traite les cas complexes (bâtiments anciens, matériaux atypiques) et donne accès à certaines aides régionales qui l'exigent au préalable.
Je vous réponds avec un devis.